La tradition de l’agneau de Pâques s’invite à votre table. Le chef à domicile Lionel Wrazen, installé à Sommières, livre des conseils simples et précis pour réussir un gigot rosé, accompagné de légumes de saison. Ces astuces fonctionnent dans une grande cuisine comme dans une cuisine de maison.
Voir le sommaire
Choisir votre agneau
Privilégiez un agneau local et élevé en plein air. Le goût est plus franc et vous soutenez les circuits courts. Pour 6 convives, comptez un gigot de 1,8 à 2 kg.
Faites confiance au toucher et à l’aspect. La viande doit être ferme et d’une couleur rosée. N’hésitez pas à demander au producteur l’âge de l’animal. Un agneau plus jeune reste plus tendre.
Ingrédients pour 6 personnes
- 1 gigot d’agneau de 1,8 à 2 kg
- 200 g de morilles fraîches (ou 30 g séchées réhydratées)
- 1 à 2 bottes d’asperges vertes locales
- 1 oignon
- 1 carotte
- 1 poireau
- 1 branche de céleri
- 1 tête d’ail (entière, non épluchée)
- quelques branches de thym et de romarin
- beurre, huile d’olive, sel et poivre
Préparation et cuisson pas à pas
Sortez le gigot du réfrigérateur au moins une heure avant la cuisson. La viande doit approcher la température ambiante. C’est essentiel pour obtenir une cuisson uniforme.
Commencez par marquer la viande. Faites chauffer une cocotte en fonte ou une grande poêle. Saisissez le gigot sur toutes ses faces pour obtenir une belle coloration. Cette étape crée les sucs qui vont parfumer la sauce.
Déglacez ensuite avec un peu d’eau froide. Raclez le fond pour récupérer les sucs. Disposez la garniture aromatique au fond de la cocotte : oignon, carotte, poireau, céleri, tête d’ail, thym et romarin. Posez le gigot par-dessus.
Comptez environ 20 minutes par kilo pour un gigot rosé. Retournez la viande et arrosez-la régulièrement avec les sucs. La cuisson se fait doucement. Vous pouvez couvrir la cocotte pour conserver l’humidité.
Lorsque le gigot est cuit, sortez-le et enveloppez-le immédiatement dans du papier aluminium. Laissez reposer 10 à 15 minutes. La chaleur se répartit jusqu’à l’os. Le jus se stabilise et la découpe devient plus simple.
Les accompagnements et le dressage
Pour les asperges, cassez-les à la main au niveau de la partie dure. Ne les taillez pas au couteau. Cuisez-les à l’étuvée, couvert, 3 à 4 minutes. Elles restent croquantes et conservent leur couleur.
- Près de 8 Français sur 10 veulent que les logements HLM soient attribués en priorité aux personnes de nationalité française›
- Plus rapide qu’un flan et aussi bon qu’en boulangerie : cette tarte fondante express, si moelleuse et gourmande›
- Les gâteaux au yaourt sortent plus moelleux que jamais du four si vous ajoutez un ingrédient simple à la recette›
Les morilles demandent une cuisson courte. Nettoyez-les soigneusement. Faites-les sauter au beurre jusqu’à ce qu’elles dorent doucement. Déglacez avec un peu de jus de viande ou un soupçon de vin blanc pour lier la sauce.
Tranchez le gigot en biais pour obtenir de belles tranches rosées. Disposez les légumes autour et nappez d’un peu de jus réduit. Servez chaud et laissez les convives admirer l’assiette avant la première bouchée.
Astuces du chef pour un gigot parfait
Ne cuisez jamais une viande trop froide. Laisser tempérer la pièce change tout. La saisie est la clef. Elle enferme les sucs et donne du caractère à la viande.
Arrosez souvent. Un gigot bien arrosé garde du moelleux. Le repos sous aluminium est non négociable. Sans repos, la viande rend tout son jus sur la planche.
Si vous utilisez des morilles séchées, réhydratez-les dans de l’eau tiède pendant 20 à 30 minutes. Conservez l’eau pour parfumer la sauce. Et enfin, préférez le local. Le goût s’en ressent immédiatement.
Pour conclure
Avec ces gestes simples, vous offrez un gigot de Pâques qui fait vibrer la table. Choisissez des produits de qualité. Respectez la cuisson et prenez le temps de laisser reposer la viande. Le résultat parle pour lui-même.
Vous souhaitez adapter la recette pour plus de convives ou pour une cuisson plus saignante ? Dites-le et je vous propose des variantes faciles à mettre en œuvre.


