Agreste prévoit pour la campagne 2026 un net recul des surfaces pour plusieurs grandes cultures françaises. Vous allez découvrir pourquoi les pommes de terre, les betteraves et surtout l’orge de printemps se replient, quelles régions sont concernées, et quelles conséquences cela peut avoir pour les marchés et les exploitations.
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Un contexte clair : des prix de production en baisse
Le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, Agreste, publie sa note du 14 avril 2026 dans un contexte de baisse des prix de production. Ces tensions économiques poussent les agriculteurs à revoir leurs choix de cultures.
Face à des marges réduites, il est logique de voir des surfaces diminuer. C’est ce que montrent les chiffres pour 2026.
Pommes de terre : recul mais volumes encore au-dessus de la moyenne
Les surfaces de pommes de terre de conservation et demi-saison (hors primeurs) sont estimées à 182 000 hectares pour 2026. Cela représente un recul de 5,2 % par rapport au point haut de 2025.
Pourtant, ces surfaces restent supérieures de près de 11 % à la moyenne de la période 2021-2025. Autrement dit, vous observez une baisse depuis le pic de 2025, mais la production garde une assise plus large que sur les dernières années.
Pommes de terre de féculerie : une chute continue
La sole dédiée à la féculerie poursuit sa baisse. Agreste anticipe 10 000 hectares en 2026, soit une diminution de 4 % sur un an. Elle demeure bien en-dessous des 24 000 hectares recensés en 2021.
Cette baisse durable traduit un mouvement de long terme : la filière amidonnière a perdu du terrain ces dernières années.
Betteraves sucrières : un recul concentré dans les grandes régions
La sole de betteraves sucrières est attendue en retrait de 4,6 % par rapport à 2025, pour atteindre environ 379 000 hectares.
Les deux régions majeures sont particulièrement concernées. Les Hauts-de-France voient une baisse estimée à 5 %, tandis que le Grand Est recule d’environ 2 %. Ces variations régionales tiennent à des choix économiques et à la rotation des cultures.
Orge de printemps : la plus forte baisse
L’orge de printemps accuse la plus forte chute annoncée. Agreste projette une baisse de 16 % sur un an, à 501 000 hectares.
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Pour mettre cela en perspective, la surface était de 598 000 hectares en 2025 et de 564 000 hectares en 2024. Ce glissement rapide peut influer sur l’offre d’orge destinée à l’alimentation animale et, selon les marchés, sur certains débouchés industriels.
Céréales d’hiver et colza : peu de changements
Agreste note peu d’évolutions pour les céréales à paille d’hiver et le colza entre février et avril 2026. Une exception cependant : le blé dur d’hiver voit sa sole légèrement rehaussée à 201 000 hectares, contre 196 000 en février.
En ajoutant 21 000 hectares de blé dur de printemps, le total ramène la surface au niveau de 2025. Cela montre que certaines cultures conservent une stabilité malgré la volatilité générale.
Quelles conséquences pour les marchés et les consommateurs ?
Une baisse de surface n’implique pas automatiquement une crise d’approvisionnement. Toutefois, des reculs significatifs comme pour l’orge de printemps peuvent resserrer l’offre locale.
Pour les consommateurs, cela peut se traduire par des variations de prix à la production, puis parfois à la vente. Les transformateurs et les éleveurs devront s’adapter, ce qui peut provoquer des réajustements dans les contrats d’achat et les importations.
Que peuvent faire les agriculteurs et les acteurs locaux ?
Face à ces tendances, plusieurs réponses sont possibles. Diversifier les rotations aide à réduire le risque économique. Rechercher des filières à plus forte valeur ajoutée peut aussi compenser des prix de base faibles.
Des mesures collectives, comme la contractualisation longue durée avec les acheteurs, peuvent stabiliser les revenus. Enfin, l’information locale et l’accompagnement technique restent essentiels pour choisir les cultures les plus adaptées.
Ce qu’il faut retenir
Les prévisions d’Agreste pour 2026 annoncent un repli des surfaces pour la plupart des cultures citées. Les pommes de terre, les betteraves et l’orge de printemps sont les plus touchées.
Vous pouvez vous attendre à des ajustements sur les marchés, surtout si la tendance se confirme. Suivre les publications d’Agreste et les analyses régionales vous aidera à mieux anticiper les impacts.


